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Résolution du congrès des 4 et 5 juin 2010 de l'Union Départementale cgt-Force Ouvrière de Côte d'Or

Résolution du congrès des 4 et 5 juin 2010 de l’UD-FO 21

 

« Nous ne paierons pas la crise !

40 ans c’est déjà trop ! »

 

Réuni les 4 et 5 juin 2010, à St Apollinaire, le congrès de l’Union Départementale des syndicats CGT Force Ouvrière constate :

 

En quelques jours, en 2009, le gouvernement a été capable de trouver 40 milliards € de prêts et 360 milliards € de fond de réserve, pour renflouer les banques. En 2010, les gouvernements européens ont été capables de dégager des centaines de milliards € pour soutenir les banques qui avaient continué de spéculer, plongeant la Grèce dans la ruine et la misère.

 

Les agences de notation et les milieux financiers dictent leurs conditions aux gouvernements, dont le gouvernement français. Dans tous les pays de l’Union Européenne, les gouvernements entendent faire payer aux travailleurs les frais de la crise du capitalisme, comme ils tentent de le faire en Grèce. Afin de donner des gages et « inspirer la confiance aux marchés », comme l’a indiqué le Premier Ministre lui-même le 7 mai dernier, de vastes plans d’austérité sont engagés contre les salariés du privé et du public qui en seront les principales victimes.

 

En Côte d’Or, la crise a apporté son lot de fermetures d’entreprises et de suppressions d’emplois :

Dans le secteur privé : AMORA à Dijon, NELTEC à Mirebeau, EUROFLACO à Chevigny, EURIDEP à Genlis, BARRY CAILLEBAUT à Dijon, PROMENS à Ladoix Serrigny, VALEO, SIGMA CALON et la liste n’est pas close, les pouvoirs publics montrant l’exemple avec, pour la Côte d’Or et la seule Fonction Publique d’Etat,  plus de  1000 postes supprimés depuis 2007 et  3000 à l’horizon 2012.

 

Le congrès refuse :

 

Que les salariés, victimes de la crise du capitalisme, en payent les frais, alors qu’ils n’en sont pas responsables.

 

Que les salaires du privé et du public, les retraites et minima sociaux soient bloqués, voire diminués, comme le Ministre du budget l’annonce déjà pour la Fonction Publique.

 

Que les services publics républicains soient démantelés ou privatisés, notamment avec la RGPP et la diminution des dépenses publiques.

 

Que les droits sociaux, les régimes de retraite et la protection sociale soient remis en cause avec la diminution des dépenses sociales.

 

Que le principe du repos du dimanche soit mis en cause ce qui entraînerait la généralisation du travail dominical à tous les salariés.

 

Que le droit pour les travailleurs, de s’organiser librement dans des syndicats indépendants, d’être représentés par les délégués de leur choix, de faire grève, soit remis en cause.

 

Que les principes de la République Laïque et Sociale soient bafoués.

 


Le congrès considère :

 

Que parmi les menaces qui pèsent, figure l’allongement de la durée du travail par report du droit à la retraite à 60 ans et l’allongement de la durée de cotisation, la remise en cause du code des pensions pour les fonctionnaires. Le gouvernement ne cache pas sa volonté de faire de ce dossier l’axe central de l’offensive qu’il lance contre les droits et conditions de vie et de travail des salariés. La défense des retraites devient donc la « mère des revendications ».

 

Que faire travailler plus longtemps les salariés, aggraver les conditions de vie et de travail, ne rien faire contre le développement du chômage et de la précarité, notamment pour les jeunes, démanteler la Sécurité Sociale et tous les dispositifs qui protégent les salariés et leurs familles,  revient à avancer l’âge de la mort.

 

Le congrès déclare :

 

Si toutes les confédérations appelaient à la grève pour dire non aux plans du gouvernement, ceux-ci, seraient retirés immédiatement. Mais force est de constater que ce n’est pas le cas actuellement.

La CGTFO ne peut pas renoncer. Force Ouvrière ne laissera pas faire, la classe ouvrière ne nous le pardonnerait pas.

 

Beaucoup de militants d’autres organisations, comme nous, pensent qu’il n’y a pas d’autre solution que la grève pour créer le rapport de force nécessaire. Il ne s’agit pas d’un quelconque baroud d’honneur, bien au contraire : l’objectif est de créer le rapport de force pour gagner.


La confédération FO, appelle le 15 juin à la grève interprofessionnelle du privé et du public avec manifestation nationale à Paris.

 

Les syndicats Force Ouvrière de Côte d’Or prendront toutes les dispositions pour que le 15 juin soit un succès et constitue la première étape de la mobilisation générale pour la sauvegarde et la reconquête des droits des salariés.

 

  • Maintien de l’âge légal de départ à 60 ans.
  • 40 ans c’est déjà trop ! Blocage à 40 ans, pour un retour aux 37,5 annuités.
  • Maintien des régimes par répartition, des régimes spéciaux et dans la Fonction Publique du code des pensions.

 

 

Le congrès appelle tous les salariés, du privé et du public, à faire grève le 15 juin 2010, à amplifier le combat et à adhérer aux syndicats FO.

 

Pour une vraie retraite, un vrai travail, un vrai salaire, aujourd’hui et pour les générations à venir :

 

« NON, nous ne paierons pas

la crise du capitalisme ! »

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