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FO Bfc Cheminots

AG du 14/11/07

AG du 14 novembre 2007

270 agents présent à Perrigny

Vote pour la reconduction de la grève à l'unanimité et 2 abstentions

Déclaration:

L’objectif du Gouvernement concernant la réforme des régimes spéciaux est clairement défini et il se définit en trois points :

  1. Passage de 37,5 ans de cotisations à 40 ans, puis 41 ans à compter de 2013 et on peut imaginer sans peine un allongement jusqu’à 45 ans ;

  2. Instauration d’un système de décote correspondant à 1,25% par trimestre manquant soit 5% par année de cotisation manquante ;

  3. Alignement des pensions sur l’évolution des prix et non plus sur les salaires.

Alors que les 7 fédérations cheminotes réclament une Table Ronde avec le Ministre du Travail, on nous rétorque qu’il n’y a pas de discussion possible sur ces 3 points, que le Gouvernement a été au bout de ce qu’il pouvait faire.

On nous renvoie aux discussions d’entreprise.

S’engager immédiatement dans une négociation avec la SNCF, c’est implicitement accepter la réforme des régimes spéciaux et ceci sans combattre.

Chacun est aujourd’hui conscient que l’attaque contre les régimes spéciaux est une première étape à une remise en cause globale des retraites dans notre pays.

Le régime spécial des cheminots fait partie intégrante de notre contrat de travail, il n’a pas été mis en place pour des raisons de pénibilité comme on voudrait le laisser croire, il a été mis en place pour fidéliser les cheminots à leur entreprise parce qu’ils gagnaient bien moins qu’ailleurs, tout en assurant des contraintes liées au Service Public.

Les cheminots sont donc loin d’être des privilégiés et notre régime spécial n’est pas indigne, d’autant que 14% des pensionnés touchent le minimum de pension soit 985€ net mensuels et 60% perçoivent moins de 1389€.

Lorsque l’on sait que seulement la décote pourrait représenter une baisse de 25% supplémentaire de la pension, il est clair que la catégorie des pensionnés pauvres dans notre pays ne fera qu’augmenter.

Et, à ceux qui disent qu’il n’y a pas d’argent, qu’il faut assurer la retraite des générations futures, on peut répondre que c’est un problème de répartition des richesses, de choix politique.

De l’argent, il y en a :

  • 3 milliards de manque à gagner du fait des exonérations de cotisations sur les stock-options.

  • 25 milliards d’allègement de cotisations patronales en 2007 (prévisions de 30 en 2008).

  • 100 milliards de bénéfice en 2006 pour les 40 plus grandes entreprises.

  • 300 milliards injectés cet été par la Banque Centrale Européenne pour soutenir les spéculateurs, la même Banque qui exige des gouvernements l’accélération des contre-réformes réduisant les droits des salariés.

  • 65 milliards d’aides publiques aux entreprises, sans aucune contrepartie sociale. C’est là, plus que le budget de l’éducation nationale, cela équivaut à la rémunération globale des fonctionnaires, c’est autant que l’ensemble des dépenses hospitalières dans notre pays. Il s’agit en fait de 4 % du produit intérieur brut. Selon le Conseil d’orientation des retraites, 1/10ème de cette somme serait suffisante pour ramener le taux plein à 37,5 annuités pour tous les salariés.

Les cheminots et les autres salariés qui se sont massivement mobilisés à partir du 18 octobre et aujourd’hui ont bien compris tout cela. Ils sont en état de légitime défense.

Nous savons aussi qu’une journée de grève ne sera pas suffisante pour faire reculer le Gouvernement, on nous contraint à un rapport de force, c’est pourquoi nous vous proposons de reconduire le mouvement, c’est seulement notre détermination qui pourra empêcher un grave recul social.

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