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FO Bfc Cheminots

1er mai

 

1er MAI : JOURNEE SYMBOLIQUE

 POUR LES TRAVAILLEURS

 

  Le premier jour du mois de Mai n'est pas la fête du muguet, même si cette plante au feuillage vert foncé et aux clochettes immaculées y est étroitement associée dans notre esprit à force de médiatisation teintée de mercantilisme.

 Cette plante de moins en moins sauvage, d'ailleurs, qui, paraît-il porte bonheur, n'a rien à voir avec le choix original qu'avaient fait les travailleurs en lutte des années 1890.

 Ils avaient choisi l'églantine, cette rose sauvage, elle, symbole de la révolution française.

 Le 1er Mai ce n'est pas la fête nationale du travail, comme l'avait décidé en 1941 PETAIN, Chef du Gouvernement de l'état corporatiste de VICHY, à l'époque, qui avait choisi cette date pour exposer les principes de la charte du travail (travail, famille, patrie) qu'il entendait imposer désormais en France comme cadre des relations sociales.

 

 

 Le 1er Mai ce n'est pas la fête d'une certaine Jeanne qui aurait libéré la France des Anglais dans le passé, et qui serait fêtée religieusement aujourd'hui par des cortèges bizarres ayant peut-être des relents d'un nouvel ordre moral.

Le 1er Mai, ce n'est pas non plus l'attribution d'un jour de congé accordé gracieusement par les patrons, qui auraient découvert, miraculeusement que nous étions fatigués et que nous avions bien mérité un jour de repos supplémentaire.

 Pour les travailleurs que nous sommes, la symbolique est bien plus forte que cela et la réalité historique bien plus dramatique.

 Ce n'est pas parce que le 1er mai est jour férié qu'il faut l'appeler fête du travail.

 Le 1° mai c'est la fête des travailleurs (ne pas confondre).

 

 

 La fête du travail, introduite en France pendant la seconde guerre mondiale avec comme symbole le muguet, avait deux objectifs : empêcher les travailleurs de revendiquer et surtout célébrer la notion "travail" en tant qu'élément essentiel du triptyque "travail, famille, patrie". Il faut rappeler qu'à l'époque le régime nazi affichait dans sa propagande que le travail rendait libre.

 

 

 

 

 

 

 Comment ne pas être tenté de faire le rapprochement de cette période sombre de notre histoire avec les discours que l'on entend actuellement dans la campagne électorale par ceux qui érigent la valeur travail comme un dogme justifiant la liquidation des droits des travailleur :  libérer le travail, travailler plus pour gagner plus, plus de limite maximum du temps de travail, plus de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, etc.

 La conception et la notion de fête du travail avaient pour fonction d'accroître l'asservissement, l'exploitation et l'aliénation de l'homme. Elle fut le corollaire à l'interdiction des syndicats confédérés et à la volonté de mettre en place le corporatisme, donc à remettre en cause la démocratie.

  Cela, il ne faut jamais l'oublier et comme bien d'autres choses, il nous revient de le transmettre aux jeunes générations. Ajoutons que bien souvent ceux qui, aujourd'hui encore, parlent de la fête du travail sont aussi ceux qui parlent de manière charitable du chômage et de l'exclusion et qui reprochent aux syndicats de trop revendiquer, par exemple en matière de salaires.

 Le 1er Mai est avant tout une journée internationale de revendication et doit le rester. Ce n'est ni la fête du travail, ni les défilés de chars, c'est plus concrètement la concomitance du dépôt des revendications par les travailleurs dans tous les pays. C'est de ce fait une journée de solidarité internationale. C'est pour le travailleur le refus d'être exploité pour gagner sa dignité.

 

 

 

Il y a encore aujourd'hui beaucoup de pays dans le monde où la liberté syndicale n'est pas reconnue. Il y a encore aujourd'hui de nombreux pays où les syndicalistes sont assassinés. Il y a encore aujourd'hui des pays où les enfants sont en esclavage. Il y a encore aujourd'hui trop de pays où : syndicalisme = prison. Il y a encore beaucoup de pays où le seul fait de revendiquer est un crime.

 Dès son origine, l'histoire du 1er Mai est marquée du rouge du sang.

 

 

1er mai 1886 à Chicago, 5 militants arrêtés et condamnés à mort.

 1er mai 1890, la police française charge les travailleurs qui portent une pétition à la chambre des députés pour la journée de 8 heures.

 

 

 1er mai 1892 à Fourmies, l'armée tire sur la foule : 9 morts et 80 blessés.

 Ce 1° mai 2007 revêt une importance particulière dans le contexte politique actuel avec les élections présidentielles et parlementaires qui suivront.

 

 

 Notre organisation syndicale libre et indépendante ne donnera comme à son habitude pas de consignes de vote.

 A FO nous ne confondons pas rôle politique ce qui est la fonction des partis politiques avec activités syndicales qui sont du ressort des organisations syndicales.  

 

 

 Nous respectons la liberté de penser, de voter et de faire partie ou non d'un parti politique à chaque citoyen. Tout comme nous respectons la liberté de chaque salarié actif, chômeur, jeune et retraité de faire partie d'un syndicat en fonction de ses aspirations.

  A FORCE OUVRIERE nous pratiquons l'indépendance syndicale c'est-à-dire l'indépendance qui a vocation à rassembler tous les travailleurs quelles que soient leurs opinions, qu'ils soient actifs, chômeurs ou retraités. Celle qui entend être une organisation majeure, c'est-à-dire libre de son comportement et de ses décisions. Celle qui n'a de compte à rendre qu'à ses mandants. Celle pour qui, et grâce à qui, les travailleurs peuvent prendre leurs affaires en main. Celle qui n'attend pas des partis politiques le salut de la classe ouvrière, mais celle qui, par son aspiration révolutionnaire et sa pratique réformiste, entend négocier les contrats collectifs permettant d'améliorer la situation des salariés.

 Dans notre conception, le syndicat est l'expression des intérêts collectifs des travailleurs qui leur permet d'acquérir plus de liberté individuelle.

 Notre organisation syndicale C.G.T-FORCE OUVRIERE, aujourd'hui est celle qui fonctionne par la conscience des militants de la nécessité de s'organiser, de lutter, pas celle qui endoctrine. L'indépendance est une valeur sûre, c'est pourquoi nous la préservons bec et ongles.

 Deuxième raison pour laquelle ce 1er.mai 2007 revêt une importance particulière : c'est le contexte social. Les salariés relèvent la tête et se déculpabilisent. Ils revendiquent des augmentations de salaires, en ont assez des fermetures et délocalisations d'entreprises, du chantage à l'emploi et veulent préserver le service public garant de l'égalité des citoyens. Voilà les trois points forts des revendications et conflits actuellement.

Mais nous sommes conscients que nos revendications pèsent sur l'évolution de la société. Les travailleurs se déculpabilisent, nous nous en félicitons. C'est à mettre à l'actif du syndicalisme indépendant que nous, FORCE OUVRIERE, sommes les seuls à représenter.

 Nous appelons les travailleurs et notamment les jeunes à la vigilance au lendemain
de l'élection, des engagements publics des dirigeants politiques
dépendra notre comportement. L'acte électoral, quel qu'en soit le
résultat, ne se substituera pas aux revendications des jeunes, des actifs, retraités ou
chômeurs.
     

 L'avantage de l'indépendance syndicale c'est de ne pas avoir d'états d'âme en matière de recentrage ou de rénovation quel que soit le gouvernement en place.

 Cela laisse toutes nos forces disponibles pour la réalisation de notre rôle : Défendre et représenter les intérêts de tous les salariés, c'est ce à quoi nous devons tous être mobilisés cette année 2007.

 Vive le 1er Mai,

 Vive l'indépendance syndicale,

 Vive la C.G.T.-Force Ouvrière.

 Vive l'Union Départementale FO de Côte d'Or

 

 

   Le Secrétaire Général

  Gilbert Marpeaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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