EAS

 ADC-ASCT

 

 

26, rue de l’Arquebuse 21000 DIJON

SNCF: 53 13 97;  tel/fax:03 80 40 13 97;

Courriel: fochemdijon@tiscali.fr

http://fo-cheminots-dijon.over-blog.com

 

 

EAS non conforme à la Convention TER

 

Depuis décembre 2007, la direction met la pression sur les conducteurs pour qu’il circule sans ASCT.

Les Organisations Syndicales de la région ont donc décidé de proposer une consigne syndicale pour que les conducteurs refusent de partir seul. FO rappelle qu’une consigne n’est valable que si tout le monde l’applique, et ce n’est malheureusement pas le cas.

Après une DCI unitaire où le Directeur de l’Etablissement Traction s’engageait à ce que tous les trains soient assurés avec la présence d’un agent d’accompagnement (sauf absence accidentelle…), celui-ci a décidé de sanctionner les conducteurs qui ont refusé de partir seul !

Force Ouvrière, ne baisse pas les bras et a déposé avec SUD et UNSA une DCI régionale. Aucune réponse satisfaisante !

 

A cette DCI, Force Ouvrière a rappelé ses revendications :

-Retrait des sanctions

-Aucune circulation sans contrôleur

FO a pris note des incohérences de la direction et informera le conseil régional de Bourgogne que la convention TER signée en 2007 entre la SNCF et lui n’est pas respectée (50 circulations EAS en juin !).

Voici quelques extraits :

II.2.4.3. Information des usagers en situation perturbée

Concernant les trains en retard, tels que définis en II.2.4.1, la SNCF se doit d'informer les usagers de la manière suivante:

- à bord du train, l'agent commercial train, doit pouvoir être joint par le centre opérationnel voyageur intéressé, il informe ainsi les usagers systématiquement au plus tard 1/4 d'heure après le déclenchement du problème ou du retard, et dès que possible, de l'état du problème et de son évolution prévisible. Il se renseigne auprès des voyageurs de leurs correspondances éventuelles et les informe des solutions possibles à leurs besoins (…)

II.2.12 Sécurité

La sécurité en gare et à bord des trains sera assurée conformément aux règlements en vigueur.

II.2.13 Sûreté et prévention

Afin de renforcer sur son réseau la sûreté de ses usagers et des personnels de l’entreprise ainsi que le sentiment de sécurité qui en est indissociable, la SNCF fait ses meilleurs efforts dans l’ensemble des politiques qui y concourent.

La sûreté dans les trains, dans les gares et sur le domaine ferroviaire, la fraude, le vandalisme et d’une manière générale l’ambiance dans les gares et les trains doivent faire l’objet d’une approche globale (…)

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Force Ouvrière a toujours travaillé sans compromission pour le respect des droits et pour en obtenir de nouveaux.

Besoin d’un renseignement, notre syndicat libre et indépendant est là pour ça.

Conducteurs de la SNCF, montez en première ligne, refusez la dérèglementation sociale !

 

 

La Direction Fret Nord est officiellement créée depuis le 1er juillet 2008. Les quatre autres verront le jour en octobre prochain pour constituer la « famille Fret » !

Ce sont 4000 agents de conduite qui rejoindront ainsi cette activité. A en croire la lettre du Président Pépy, c’est sous l’égide du RH 0077 qu’ils pourront exercer leur métier.

Aujourd’hui, la vérité est tout autre !

La Direction de la Traction, conjointement avec la Direction du Fret, vient de lancer une grande campagne de recrutements d’agents de conduite ! 4000 postes sont à pourvoir soit l’équivalent de l’effectif global de l’activité Fret des cinq directions !

L’entreprise propose aux agents de conduite ce que les organisations syndicales ont rejeté pendant le simulacre de négociation sociale sur le Fret. C’est-à-dire, une remise en cause des fondamentaux du RH 0077, en particulier de la règle du 19h/6h00 !

Que deviendront les agents du Fret qui refuseraient ces nouveaux cadres organisationnels ? Quelle rémunération ? Ils n’auront pas d’autre choix que de rejoindre de force une autre activité alors que leur désir serait de continuer de tirer des trains Fret avec le RH 0077 actuel !

Le danger est d’autant plus grave que l’entreprise ne veut pas négocier au niveau national avec les organisations syndicales.

Comment va-t-elle opérer ?

Elle va s’assurer qu’elle peut trouver ses 4000 volontaires, ensuite, elle proposera aux organisations syndicales une modification de l’article 49 du RH 0077 (et uniquement de celui-là) pour le rendre plus permissif. Effectivement, l’article 49 permet de déroger à la réglementation du travail actuelle à condition d’obtenir l’agrément des délégués du personnel, et cela s’avère bien heureusement quasi impossible !

La direction SNCF va mettre en place une réglementation du travail différente selon les roulements et leurs impératifs liés à la nature des matières transportées !

Force Ouvrière demande aux agents de conduite d’ignorer l’appel au volontariat lancé par les Directions du Fret et de la Traction.

L’entreprise cherche à diviser les agents de conduite pour ensuite mieux les exploiter !

La mobilisation de certaines organisations syndicales, dont FO, a été déterminante pour faire reculer l’entreprise sur le volet social du Fret, continuons donc à rester unis malgré la campagne de déstabilisation entreprise par la SNCF !
LA PRÉSOMPTION D'INNOCENCE BATTUE EN BRÈCHE
Un nouveau flicage va être mis en place. Il recueillera des données sur des personnes âgées de 13 ans ou plus. Il concerne notamment les personnes «ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique».

Bientôt, nous serons tous fichés par EDVIGE. EDVIGE pour «Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale» est ce fichier politico-policier institué par un décret publié le 1er juillet dernier au Journal officiel. Sous prétexte de lutter contre la délinquance des mineurs, il pourra contenir des «données à caractère personnel» concernant «des personnes physiques âgées de 13 ans et plus» avec notamment l'état civil, les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ainsi que les «signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement». Au delà de la délinquance juvénile, il pourra recueillir des informations «relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public». Il pourra retenir ainsi toutes données sur les personnes «ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique», ou jouant un «rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif». EDVIGE sera rattaché à la Direction centrale de la sécurité publique et à sa nouvelle sous-direction de l'information générale (RG), dont les attributions iront donc du comptage des manifestants aux violences urbaines en passant par les conflits sociaux.

Ce qui a suscité l’indignation des organisations de défense des droits de l’homme, des parents d’élèves, du monde judiciaires et des syndicats. Ainsi, la confédération FO «s’indigne (…) que ces traitements puissent concerner des enfants de 13 ans, les cataloguant comme des délinquants potentiels». Elle «s’insurge également contre une nouvelle atteinte aux libertés individuelles des citoyens actifs et de leurs proches», qui «marque une brèche dans le principe républicain de la présomption d’innocence», et «qu’un lien soit établi entre l’implication des citoyens dans la société civile et d’éventuelles « atteintes à l’ordre public». Pour la CGT, ce fichier qui recense des «citoyens dont le seul tort est de s'intéresser à la vie de la cité», est une «nouvelle atteinte grave aux libertés individuelles et collectives et une entrave à l'action syndicale». Un «pas de plus vers une organisation totalitaire de la société», selon SUD.

La Ligue des Droits de l'Homme (LDH) a dénoncé une «redoutable extension du fichage politico-policier» des citoyens. «En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité», a résumé le Syndicat de la magistrature (SM), selon qui, la police sera aussi autorisée à consulter EDVIGE en cas d'«enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à certaines missions». Pour le SM, sans «aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu (…), EDVIGE sera un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne». En recensant de la sorte les enfants dès 13 ans, on les «étiquette d’avance comme de futurs délinquants», a déploré enfin la FCPE (parents d’élèves), s’indigne aussi que le décret «assimile (…) les militants associatifs, syndicaux ou politiques» a des personnes «susceptibles de porter atteinte à l’ordre public».

Lorsqu’on sait que le but est d’informer le gouvernement et les représentants de l’Etat dans les départements et collectivités, il y a en effet tout lieu de s’inquiéter d'une criminalisation systématique des rapports sociaux.

Souhaité par l’entreprise et attendu par certains, le Compte Epargne Temps (CET) avait été présenté comme une mesure visant à compenser l’historique recul social généré par la contreréforme des retraites.

Qu’en est-il en réalité ?

Une mesure financée quasi exclusivement par les cheminots. La création du CET sera basée sur le volontariat et comprendra deux sous-comptes : un compte courant utilisable en complément de congés sur une période de 3 années, un souscompte fin de carrière permettra au salarié de partir plus tôt. Mais l’alimentation se fera essentiellement par des congés annuels, repos compensateurs et repos supplémentaires (RQ) dans la limite de 10 par an. En clair, ce sera donc l’agent qui financera son compte en réduisant de ce fait d’autant ses périodes de repos ou de congés. Une compensation ridiculement faible Alors que la pénibilité va croissant dans l’entreprise, alors qu’aujourd’hui le Fret et demain les autres branches d’activités exigent de leurs agents toujours plus de disponibilité et de mobilité attaquant les fondamentaux du RH0077. Alors que la mobilité contrainte devient un véritable fléau dans notre entreprise en raison des multiples et continuelles restructurations.
La SNCF offre royalement une compensation sous la forme d’un abondement … d’une journée par an !
On est loin du compte !
Le sur-abondement de 50% prévu en cas d’utilisation du souscompte fin de carrière ne concerne que les journées abondées et à la condition d’exercer une activité au-delà de l’âge d’ouverture des droits.
Là encore, l’entreprise montre toutes les limites de sa « générosité ».
Ainsi, un agent ayant versé pendant 10 ans des journées sur son CET, se verra octroyer un sur-abondement de … 5 jours en fin de carrière à condition qu’il travaille au-delà de 55 ans (50 ans pour les tractionnaires).
 La SNCF estime qu’avec cette possibilité, elle compense le recul généré par la contre-réforme des retraites. Pour Force Ouvrière, il s’agit en fait d’une « mesurette » qui cache de plus un danger potentiel grave, celui de connaître Une pression managériale accrue Comment ne pas comprendre en effet de voir les Directions d’établissements faire pression sur les agents pour voir ceux-ci verser dans ce CET les congés en retard, retards les plus souvent provoqués par des refus imposés par le manque criant d’effectifs. Accepter le CET, c’est aussi permettre à l’entreprise d’exercer une pression managériale supplémentaire au détriment des agents.
Pour tous ces motifs, la Fédération Force Ouvrière des cheminots n’a pas signé l’accord CET, dont la finalité consiste à permettre à l’entreprise une plus grande souplesse d’utilisation du personnel à moindre frais.

Les cheminots attendent :

- Une revalorisation réelle du pouvoir d’achat ;

- De meilleures conditions de travail ;

- La reconnaissance réelle des sujétions imposées par l’entreprise dans le cadre du Service Public ;

- Le maintien des effectifs et l’arrêt des restructurations ;

- La suppression de toute mobilité imposée.

C’est pour ces revendications, et pour le retour à 37,5 années de travail pour obtenir une retraite à taux plein, que Force Ouvrière avec les cheminots se battent.

C’est là qu’ils espèrent de véritables avancées !

Les délégués des syndicats de la Fédération FORCE OUVRIERE des cheminots, réunis les 4 et 5 juin 2008 au siège de la Confédération à Paris :
- Constatent l'accroissement des difficultés des cheminots, particulièrement quant au décrochage de leur pouvoir d'achat face à une augmentation rapide et incontrôlée des prix de l'alimentation, des loyers, de l'essence, du gaz ...
- Constatent le développement des incertitudes vis à vis de leurs emplois et de leur affectation ;
- Constatent la multiplication des remises en cause sociales : retraites, protection sociale, réglementation du travail, mobilité imposée ...
Dans le même temps, la Direction SNCF affiche des résultats bénéficiaires « historiques » depuis 4 ans, son désendettement rapide, l'autofinancement des investissements, le versement de 131,4 M€ de dividendes à l'Etat et même le financement des tarifs sociaux à la place de l'Etat !
La Conférence affirme à cette occasion qu’elle ne saurait confondre la très nécessaire et urgente augmentation générale des salaires, avec la prime de 200 € octroyée sur les bénéfices 2007 ou la mise en place annoncée de la « participation ».
En outre, la Conférence confirme que seule, une forte mobilisation des cheminots, ADC, agents d’exploitation, - qu’elle appelle à la grève à partir du 9 juin à 20 h - sera en capacité de faire reculer définitivement la SNCF sur son projet d’aggraver la réglementation du travail.
L’ambition pour 2012 de la Direction, semble bien être la disparition de l'Etablissement Public SNCF, au profit de Branches coordonnant des sociétés n'employant que des salariés de droit privé. Les réflexions gouvernementales sur l'Infrastructure – dont la sortie de la SNCF, des 55 000 agents de l’Infrastructure, pour RFF – participe de la même politique d'éclatement de la Société Nationale.
Face à cette situation - similaire à bien des égards à celle vécues par les autres salariés - la Conférence Nationale constate la disponibilité des cheminots à la mobilisation.
La Conférence Nationale condamne la complicité d'organisations - se réclamant de la défense des salariés - dont bénéficient Direction et Gouvernement, sans laquelle ils ne pourraient atteindre leurs buts : comme ce fut hélas le cas pour les retraites. En conséquence, la Conférence, approuve et soutient la décision de la Commission Exécutive Confédérale de ne pas se joindre à l'appel CGT CFDT du 17 juin. Ces organisations ont rejeté la proposition FO d'organiser la grève interprofessionnelle pour faire reculer le gouvernement et de plus ne partagent pas la revendication du blocage à 40 ans pour revenir aux 37,5 annuités.
Elle constate la convergence des mobilisations des salariés du public et du privé, mais aussi des pêcheurs, des agriculteurs, des routiers, des taxis, des ambulanciers ... contre les contraintes dogmatiques imposées par l’UE en matière de dépenses publiques, de déréglementation sociale et de privatisation des services publics.
Dans ce cadre, elle appelle à faire échec à la tentative conjointe gouvernement/patronat/CGT et CFDT de mettre fin à la primauté des accords interprofessionnels, Conventions Collectives et Statuts sur les accords d'entreprise, comme au droit plus que centenaire (1884) conquis par les salariés de s'organiser librement dans les syndicats de leurs choix.
Dans ces conditions, la Conférence décide de tout mettre en oeuvre pour informer largement les cheminots et gagner les élections prud’homales de décembre 2008 et CE/DP de mars 2009.
La Conférence Nationale des Syndicats appelle les cheminots à rejoindre le syndicalisme libre et indépendant de FORCE OUVRIERE

Adopté à l’unanimité

Après plusieurs Groupes de Travail et de réunions dans le cadre de la démarche de concertation immédiate unitaire, la direction ne répond toujours pas à l’ensemble des revendications.

Lors de la table ronde du 23 mai 2008, le Président a apporté de nouveaux éléments qui ont été transcrits dans une lettre adressée aux organisations syndicales.

Le bureau fédéral Force Ouvrière :

􀃎 Considère que ce courrier n’offre pas toutes les garanties nécessaires au maintien en l’état du RH 0077 (réglementation du travail).

􀃎 En outre, les questions relatives au dictionnaire des filières, à l’unicité des métiers et aux déroulements de carrière restent totalement éludées de ce courrier.

En conséquence, Force Ouvrière s’inscrit dans la continuité de la démarche dont toutes les organisations syndicales étaient signataires, en déposant un préavis de grève reconductible à partir du 9 juin 2008 à 20h00.

Lors de l’interfédérale du 29 mai 2008, la Fédération Force Ouvrière en a informé les autres organisations syndicales.

Certaines organisations syndicales, tout en reconnaissant le caractère peu lisible du courrier du Président, préfèrent tout de même s’en satisfaire !

À Force Ouvrière, nous ne laisserons pas reposer un pan entier de notre Statut sur un simple courrier qui ne répond pas clairement aux revendications portées par toutes les organisations syndicales.

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